Publié le: 12/02/2026 @ 15:51:16: Par Nic007 Dans "Internet"
InternetRoskomnadzor a commencé à supprimer du système national de noms de domaine (DNS) les domaines des services bloqués. La liste comprend des adresses associées à Facebook, Instagram, Messenger, le projet Tor, les services VPN et plusieurs médias occidentaux. Cette mesure inquiète les spécialistes des infrastructures réseau, qui y voient un changement dans les méthodes de répression. Les utilisateurs sont habitués aux filtres, aux ralentissements et aux blocages de trafic. Désormais, il est de plus en plus fréquent que le système de noms de domaine ne pointe plus vers aucune adresse. Du point de vue de l'utilisateur, le site web semble alors cesser d'exister. D'après les informations des services de surveillance des télécommunications russes, Facebook.com, Instagram.com et Messenger.com, entre autres, ont été retirés du système du pays. WhatsApp.com avait déjà subi le même sort. Ces derniers jours, des signalements ont également fait état de la disparition de Torproject.com, Windscribe.com et ApkMirror.com. Par ailleurs, les noms de domaine de nombreux médias jugés indésirables par Moscou ou agissant comme agents étrangers ont été retirés du registre. Parmi les marques concernées figuraient la BBC, Deutsche Welle, Radio Liberty et le « Moscow Times ». Des problèmes de résolution du domaine youtube.com avaient également été signalés par le passé. Le service de presse de l'autorité de régulation n'a fourni aucune explication publique quant à l'ampleur et aux modalités de l'opération. Les utilisateurs qui se connectent à des serveurs concernés par le système reçoivent la réponse DNS_Prode_Finished_nxdomain. Ce signal technique indique que l'adresse demandée n'est pas présente dans la base de données. Le navigateur ne tente même pas de se connecter au serveur cible. Des mesures similaires ont été prises ces dernières années contre certains services de messagerie instantanée, comme Signal et Discord. Les observateurs du marché soulignent que ce phénomène est généralisé et touche simultanément de nombreux services populaires.

Le système DNS fait office d'annuaire d'adresses Internet. Lorsqu'un utilisateur saisit le nom d'un site web, le système localise l'adresse IP correspondante et y redirige le trafic. Généralement, les requêtes sont traitées par les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) ou de grandes entreprises. Suite à l'adoption de la loi sur l'Internet souverain, la Russie a entrepris la mise en place de sa propre infrastructure de contrôle. Les opérateurs ont été tenus d'installer des dispositifs de prévention des menaces, que l'autorité de régulation pouvait utiliser pour influencer le routage du trafic et la disponibilité des services. Parallèlement, un système national de noms de domaine (DNS) a été établi, couvrant des zones clés et indispensable au fonctionnement quotidien des fournisseurs. En pratique, cela donne aux autorités la possibilité de décider quelles adresses sont visibles par les utilisateurs. Ces nouvelles mesures coïncident avec un renforcement des restrictions imposées à Telegram. Depuis janvier, des difficultés de téléchargement de fichiers multimédias ont été signalées, et en février, les performances de la messagerie se sont encore dégradées. Roskomnadzor a confirmé que ces mesures étaient mises en œuvre en raison d'infractions à la réglementation locale. Les représentants du secteur des infrastructures soulignent la charge croissante qui pèse sur les systèmes de filtrage. Ils estiment que l'impact simultané sur plusieurs grandes plateformes exige des ressources dépassant les capacités initialement prévues. Telegram est considéré comme une cible particulièrement exigeante en raison de son architecture distribuée, de ses nombreux nœuds miroirs et de ses mécanismes qui complexifient l'analyse du trafic.

La suppression d'entrées DNS présente une faille. Les utilisateurs peuvent tenter d'utiliser des serveurs alternatifs. Cependant, les experts soulignent que les dispositifs installés par les opérateurs peuvent intercepter ces tentatives et rediriger les requêtes vers le système national. Certains internautes ont recours à des protocoles DNS chiffrés, bien que leur efficacité dépende des conditions techniques locales. De ce fait, une véritable course est engagée entre les autorités de régulation et la communauté développant des outils de contournement de la censure. Chaque modification apportée par l'un entraîne une réaction de l'autre. Les experts interprètent la situation actuelle comme une transition vers une phase plus radicale de la gestion du trafic internet. Au lieu de filtrer les connexions, le système pourrait faire disparaître certaines marques de la conscience collective de l'utilisateur. Pour beaucoup, l'absence d'un résultat DNS équivaudra à une absence de service.
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