
La formation du jugement pourra éventuellement se limiter à un juge unique, et il sera également possible de recourir à des ordonnances pénales (sans audience), à la manière des sanctions pour excès de vitesse. En cas d'actes de piratage en ligne répétés, la Hadopi transmettra le dossier au parquet. Le tribunal correctionnel pourra sanctionner les actes de téléchargement illégal soit en décidant de suspendre l'accès à internet de l'abonné, soit en utilisant le dispositif existant - mais rarement utilisé - qui lui permet de prononcer des amendes (et même des peines de prison) sur la base du délit de contrefaçon. Le ministère de la Culture pense que le dispositif d'avertissement de la Hadopi aura un effet suffisamment dissuasif pour éviter l'encombrement des tribunaux.
