Publié le 05/02/2026 Dans Bandes Dessinées

Charles Hayward, tombe amoureux de Sophia Leonides pendant la guerre et projette de l'épouser s'il rentre sain et sauf en Angleterre. Cependant, ses projets sont contrariés lorsque le grand-père de Sophia, Aristide Leonides, est empoisonné et que la famille est soupçonnée – Sophia déclarant qu'elle ne l'épousera pas tant que le crime ne sera pas résolu. Sophia et sa famille préféreraient que le meurtrier soit la jeune veuve de son grand-père, Brenda, ou le précepteur du jeune frère de Sophia, Eustace, et de sa sœur Josephine : un jeune homme nommé Laurence, objecteur de conscience, que la famille soupçonne d'être amoureux de Brenda. Bien sûr, les choses sont rarement aussi simples et une foule de suspects potentiels vivent dans la « maison biscornue » des Leonides, notamment les parents de Sophia, dont sa mère, une actrice au tempérament explosif, sa tante et son oncle, ainsi que sa grand-tante âgée.
Publié en 1949, ce roman d'Agatha Christie est un ouvrage indépendant qui, semble-t-il, figurait parmi ses préférés. Christie place Charles Hayward au point idéal pour mener l'enquête : fils du commissaire adjoint de Scotland Yard, il accompagne l'inspecteur principal Taverner, chargé de l'affaire. Hayward père est le commissaire adjoint parfait, accueillant son fils à son retour de la guerre avec une certaine rudesse, acceptant sa déclaration d'amour à une suspecte potentielle et parvenant à démasquer le coupable, tout en gardant le secret jusqu'à la fin. Le plaisir de ce polar réside en grande partie dans la galerie de personnages, et l'on sent que Christie a pris un réel plaisir à les créer. La maison qu'ils habitent tous – une grande demeure étrange, construite de travers – devient le symbole des relations tendues entre les personnages. Chaque membre de la famille est bien campé et a ses propres motivations : Sophia est calme et intelligente, mais semble en savoir plus qu'elle ne le laisse paraître ; son frère Eustache est cynique et sarcastique, tandis que la cadette, Joséphine, est obsédée par l'espionnage et note tout dans son carnet ; leur père, Philippe, paraît soumis, et leur mère, Magda, est une actrice exubérante qui joue constamment des rôles dramatiques. Il y a aussi Brenda, la jeune épouse du vieil Aristide, principale suspecte – beaucoup plus jeune que lui et étrangement proche du précepteur des enfants. Ce que nous avons préféré, c'est l'atmosphère : la tension qui monte à chaque page, le sentiment constant que n'importe lequel d'entre eux pourrait être coupable. Agatha Christie parvient avec brio à semer le doute chez chacun, et la fin… est tout simplement stupéfiante ! Ce livre ne parle pas seulement d'un meurtre, mais aussi de famille, des secrets qui rongent l'âme et des extrémités auxquelles on est prêt à aller pour obtenir ce que l'on veut. Frédéric Brémaud a réussi à transformer le livre en bande dessinée. Il devait naturellement tenir compte du fait qu'il devait raconter l'ouvrage en 64 pages, un véritable défi. La scénariste a sûrement omis certaines choses, mais tous les éléments nécessaires y sont contenus, l'histoire est convaincante et logique, et elle ne semble nulle part précipitée ou trop compacte. Les dessins réalistes ont été réalisés par Alberto Zanon. Il accorde beaucoup d'attention non seulement aux différents personnages, mais également à la beauté des paysages. Dans l'ensemble, c'est un très bel album.
VERDICT
« La maison biscornue » a été une lecture captivante, riche en personnages inoubliables et dotée d'une intrigue haletante. Cette aventure démontre que les romans policiers de l'âge d'or, et Christie en particulier, n'hésitaient pas à aborder des sujets difficiles.
Date de parution : 21 Janvier 2026
Editions : Paquet
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